Assuralia constate que depuis le début de la pandémie en mars, lorsque le secteur a annoncé des mesures collectives pour répondre aux besoins les plus urgents des assurés, tous les assureurs individuels font preuve de flexibilité, plus particulièrement à l’égard des assurés exposés directement aux conséquences de la pandémie et aux risques qui y sont liés, en l’occurrence les prestataires de soins, les bénévoles, le secteur Horeca et l’enseignement.

Les assureurs accordent ainsi une extension temporaire des garanties au personnel soignant, ainsi qu’aux aidants et bénévoles actifs dans les hôpitaux, les maisons de repos et de soins et les centres d’hébergement pour personnes avec un handicap. Cette extension - gratuite - des garanties concerne entre autres les accidents (domestiques), la responsabilité et la protection juridique. Signalons également au passage que dès le début de la crise, il était clair que les médecins spécialistes affectés en raison de la crise du coronavirus à d’autres missions ou envoyés dans d’autres établissements continueraient de bénéficier de la couverture de leurs assurances.

Les assurés qui ont accès aux consultations médicales à distance proposées par les assureurs auront également remarqué que cette offre s’est élargie au cours de cette crise sanitaire.

Les assureurs se montrent souvent flexibles à l’égard du secteur Horeca durement touché, non seulement en accordant un report de paiement de la prime, mais aussi en étendant gratuitement et automatiquement la couverture d’assurance existante, en ce qui concerne surtout les accidents du travail et la responsabilité civile, pour les services de plats à emporter et de livraison à domicile. Un assureur a offert un bon d’achat à faire valoir auprès d’un commerçant client auprès de cet assureur.

Les entreprises d’assurances monobranche se sont tout autant adaptées en mettant l’accent sur leur spécialité. Ainsi, un assureur hospitalisation a dès le premier jour de la pandémie repris sur son site Web une vaste foire aux questions relatives au Covid-19. Par ailleurs, la plupart des assureurs hospitalisation ont étendu la période de pré- et posthospitalisation prévue dans la couverture. Pour leurs clients du secteur médical, les assureurs protection juridique ont également souvent étendu, au cas par cas, leurs couvertures aux dossiers liés au Covid-19 lorsque ceux-ci ne tombaient pas sous la garantie.

Pour certains assureurs, la période de confinement n’a pas fait une grande différence dans la mesure où ils se consacrent exclusivement à des activités qui ont continué de tourner, comme le transport par route.

Aucun assureur n’a toutefois échappé au défi de continuer, malgré le confinement, à assurer ses services et même à les renforcer. Si le passage massif au télétravail ne fut pas une sinécure sur le plan organisationnel, il a accéléré aussi des évolutions sous-jacentes comme la numérisation. L’attitude souple et de soutien des entreprises d’assurances s’est exprimée envers leurs collaborateurs par l’octroi par exemple d’une assurance accidents gratuite et l’organisation d’une garde d’enfants, mais aussi envers les intermédiaires qui ont été approvisionnés en masques et gel hydroalcoolique, ainsi qu’en programmes pour assister les PME touchées dans le redémarrage de leurs activités.

Pendant les semaines les plus cruciales de la crise du coronavirus, nombreuses ont été les entreprises d’assurances à avoir fait des dons pour l’acheminement de masques et de matériel médical vers des hôpitaux et des organisations œuvrant contre l’isolement ou soutenant la recherche scientifique. Mais on a aussi vu, dans un tout autre registre, des assureurs continuer de soutenir des engagements dans le domaine du mécénat ou du sponsoring sportif.

Cet aperçu résulte d’une enquête interne auprès des membres d’Assuralia. Il s’agit d’une synthèse des tendances, mais non d’une liste exhaustive.