tempêtes et orages

Les intempéries qui ont sévi au premier semestre de l’année en Belgique ont coûté aux entreprises d’assurances plus de 190 millions d’euros répartis sur près de 85.000 sinistres. Il s’agit de chiffres provisoires calculés par Assuralia, l’union professionnelle des entreprises d’assurances. En six mois, cette addition est déjà deux fois plus importante que la charge des sinistres liée aux tempêtes et inondations pour l’ensemble de l’année 2017 qui avait été assez calme pour ce qui concerne la Belgique. A l’échelon international, c’est l’inverse : le premier semestre de 2018 serait le plus clément depuis 2005, selon le réassureur Munich Re.

L’année avait commencé par la tempête Eleanor, du 1er au 5 janvier, qui a principalement frappé la dorsale wallonne, de Mons à Liège, le sud de la Hesbaye, de Landen à Tongres, et la région bruxelloise. Cette tempête a donné lieu à 20.500 déclarations de sinistre, dont 95 % concernent des dommages à des bâtiments ou à leur contenu dus aux vents violents et quelques dizaines de déclarations suite à une inondation ; 5 % des dossiers ont trait à des titulaires d’une assurance omnium qui ont fait appel à la garantie « forces de la nature » qui intervient en pareil cas pour des dommages aux véhicules. Les dommages à des fermes ont, comme souvent en cas de tempête, été particulièrement élevés par comparaison aux habitations. Au total, ce premier coup de vent représente une charge de sinistres de quelque 42 millions d’euros.

Deux semaines plus tard la tempête David, du 15 au 19 janvier, frappait en particulier une zone allant du pays de Waas (Beveren) à la Campine (Lommel). Cette tempête a donné lieu à plus de 47.000 déclarations de sinistre, dont plus de 45.000 concernaient des dommages dus à la tempête et quelques dizaines des dommages dus aux inondations. Les assureurs ont traité environ 2.000 dossiers pour dommages aux véhicules couverts par une assurance omnium. Au total, ce deuxième événement représente une charge de sinistres de l’ordre de 95 millions d’euros. Selon un récent calcul du réassureur Munich Re, cette tempête sur l’Europe a été la catastrophe la plus coûteuse du premier semestre 2018 dans le monde, à raison de 1,7 milliards d’euros de dommages assurés.

Par la suite, la fin avril et le mois de mai ont été caractérisés par une succession d’orages, avec plusieurs vagues d’intempéries depuis la fin avril jusqu’au début juin. En tout, les assureurs ont pris en charge plus de 14.000 demandes d’intervention pour un peu plus de 50 millions d’euros. A l’échelle européenne, Munich Re évalua les dommages assurés à 900 millions d’euros.

Dans un premier temps, du 27 au 30 avril, les assureurs ont dû intervenir un bon millier de fois. Ce sont la Meuse en amont de Namur et la région germanophone qui ont été le plus touchées, avec le nombre le plus élevé de dossiers (une centaine) à Dinant, et la charge la plus élevée à Hastière (environ un demi-million d’euros).

Du 14 au 18 mai, les assureurs ont eu à intervenir environ cinq cents fois, et c’est la région liégeoise qui a été le plus affectée, avec le nombre et la charge de sinistres les plus élevés à Liège même et des coûts moyens de plus de 4.000 euros à Nandrin, Saint-Nicolas et Modave.

Du 20 au 25 mai, les orages touchaient plusieurs régions du pays, tant dans le Hainaut (Dour, en particulier) qu’à Aalter ou encore à Kortenberg et Zaventem. Braine-le-Comte se distingue par une charge de sinistres moyenne de plus de 15.000 euros due à des coulées de boue qui ont nécessité d’étançonner des bâtiments lourdement endommagés.

Du 26 au 30 mai, d’autres régions ont connu pareilles intempéries, avec comme communes les plus affectées Bastogne et Ostende pour respectivement plus de 300 et plus de 200 dossiers.

Enfin, du 31 mai au 2 juin, c’est à nouveau la région liégeoise qui a souffert, avec des coûts moyens élevés à Dalhem et Trooz, dans chaque cas à raison de plus de 8.000 euros.

« Grâce à des réserves financières et une politique de réassurance qui tiennent compte de pareils caprices de la météo, les assureurs sont en mesure de venir en aide à leurs assurés », déclare le professeur Philippe Colle, administrateur délégué d’Assuralia. Ils remboursent les réparations nécessaires et offrent des prestations d’assistance et si nécessaire le relogement aux assurés sinistrés, voire même la remise en état du jardin, selon les conditions de contrats plus ou moins larges. Le site www.abcassurance.be fournit des bons conseils sur la prévention et sur les actions à entreprendre face à pareilles intempéries, de même que sur comment tenir ses assurances à jour.

Les chiffres provisoires cités dans ce communiqué sont susceptibles d’être actualisés ultérieurement.