L’épargne-pension demeure populaire, rapporte Assuralia, l’union professionnelle des entreprises d’assurances, sur la base de nouvelles statistiques établies pour l’année 2017. 2,5 millions de Belges environ - soit deux tiers de la population active - ont une épargne-pension. Un peu plus de la moitié d’entre eux ont choisi de souscrire une assurance épargne-pension assortie d’un taux fixe (« branche 21 »). Cette formule a généré au cours de ces dix dernières années un rendement moyen de 3,5 % sans présenter le risque d’un recul de la valeur de l’avoir constitué. Attention, le montant maximum que l’on peut verser -avant la fin de l’année!- s’élève pour 2018 à 1.230 euros.

Le Belge est conscient que la pension légale ne suffira pas pour maintenir le niveau de vie qu’il connaissait à la fin de sa carrière professionnelle. En plus de la pension légale, un nombre croissant de travailleurs disposent par le biais de leur employeur d’une pension complémentaire constituée via ce qu’on appelle le deuxième pilier. Dans le cadre du troisième pilier, enfin, le Belge peut se constituer lui-même une pension complémentaire d’une manière fiscalement avantageuse. Pour ce faire, il peut recourir à l’épargne-pension et/ou l’épargne à long terme.

La plupart des personnes disposant d’une assurance épargne-pension se retrouvent dans la catégorie d’âge 45-65 ans. C’est assez logique. Il n’empêche que près d’un quart des épargnants-pension sont âgés de moins de 35 ans. Cela vaut en effet la peine de commencer tôt une épargne-pension, si l’on peut se permettre de mettre un peu d’argent de côté.

Les assurances épargne-pension n’ont rien perdu de leur popularité : plus de 1,3 million de Belges ont effectué des versements dans une épargne-pension chez un assureur en 2017. Les assureurs ont enregistré en 2017 moins de versements du côté des 25-45 ans, mais les 55 ans et plus ont été plus nombreux à effectuer des versements dans une épargne-pension. Les assurances épargne-pension comptent proportionnellement à peu près autant d’hommes que de femmes. Le versement moyen est en hausse pour atteindre 745 euros, tandis que la moitié environ des épargnants-pension versent la prime maximale déductible. Elle s’élevait à 940 euros en 2017.

Il est toutefois important de noter qu’en 2018, ce montant maximum a été relevé. On peut choisir entre deux régimes, à savoir :

un versement maximum de 960 euros avec une réduction d’impôt correspondant à 30 % du montant versé (soit maximum 288 euros),
un versement maximum de 1.230 euros avec une réduction d’impôt correspondant à 25 % du montant versé (soit maximum 307,5 euros).

Le nombre de contrats d’épargne à long terme a connu en revanche un recul de 5 % en 2017, une baisse imputable essentiellement aux assurances-décès pures délaissées surtout par les jeunes (- 35 ans). Le versement moyen en 2017 dans des contrats à long terme (avec constitution de pension) augmente toutefois en 2017 de 2 % pour s’établir à 944 euros. Le montant moyen de cette prime augmente également avec l’âge, sans doute aussi parce que des assurés sont, à partir d’un certain moment, libérés du remboursement d’un emprunt hypothécaire et d’autres charges fixes.

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En dépit de la volatilité sur les marchés financiers, ces dix dernières années, tant les fonds d’épargne-pension que les assurances épargne-pension ont enregistré un rendement annuel moyen de 3,5 %. Mais les assureurs sont les seuls à garantir le capital et le rendement dans le cadre de leur offre en « branche 21 », assortie d’une éventuelle participation bénéficiaire.