13.617 assurés ont pu faire intervenir leur assurance incendie ou omnium à la suite de la tempête Odette. Celle-ci a frappé surtout la région côtière au cours du dernier week-end de septembre, précise Assuralia, l’union professionnelle des entreprises d’assurances. Selon la première estimation, la charge des sinistres s’élève à un peu plus de 23,6 millions d’euros.

L'arrivée de la tempête avait préalablement été bien annoncée par le biais des bulletins météo. Cela avait permis à la plupart des propriétaires de voitures de mettre leur véhicule en lieu sûr et laissé suffisamment de temps pour, par exemple, ranger les meubles de jardin. D'un autre côté, les arbres avaient encore leurs feuilles et il était trop tard pour, par exemple, tailler les saules têtards.

Quoi qu’il en soit, les assureurs s’étaient mobilisés et étaient souvent en même temps que les pompiers - et parfois le bourgmestre - sur place pour évaluer les dommages et conseiller leurs clients sur les démarches à entreprendre.

13.128 dossiers concernaient la garantie « tempête » qui est une composante obligatoire des assurances incendie des particuliers et des PME (ce qu’on appelle les « risques simples »), et présentaient une charge moyenne de 1.737 euros. La franchise habituelle n’est pas prise en compte dans cette charge. Avec cette franchise, la charge moyenne atteint environ 2.000 euros par sinistre.

Les dégâts concernaient des toitures, des revêtements de façades, des écrans coupe-vent et des fenêtres, mais évidemment aussi des arbres et des haies plus hautes qui n'ont pas résisté aux vents. Certaines polices d’assurance plus étendues offrent du reste également une protection pour les dégâts occasionnés aux jardins, en plus de ceux aux bâtiments et à leur contenu. Des intermédiaires d'assurances qui exercent à la Côte parfois aussi en tant que syndic d’immeubles à appartements indiquent que la digue de mer a été durement touchée. Les dégâts aux immeubles longeant la digue permettent de voir si lors du placement de fenêtres, par exemple, il a été effectivement tenu compte de la force que les vents peuvent avoir à cet endroit.

Les images que l'on retient sont celles de voitures ensevelies sous le sable : 489 dossiers représentant en moyenne une indemnisation de 1.895 euros ont été introduits pour des dégâts à des véhicules dus à la tempête. Les dégâts causés par la tempête constituent l’un des périls couverts dans le cadre de « forces de la nature ». Ce volet est repris dans pratiquement toutes les polices omnium, y compris la version moins chère que les automobilistes prennent généralement lorsque la voiture n’est plus toute neuve.

L'assurance habitation indemnise les assurés toujours dans le mois qui suit leur accord sur le calcul de leur préjudice. En assurance omnium, le règlement du dommage suit aussi rapidement, en fonction il est vrai du lieu de réparation choisi.

Si Odette n’a pas atteint la force de tempêtes telles que Lothar et Martin (survenues au changement de millénaire) ou Daria (printemps 1990) dont les vents ont dépassé la vitesse de 150 km/h, elle se situe malgré tout dans la lignée des tempêtes plus violentes que furent Ciara et Dennis au début du mois de février et qui touchèrent plutôt l'intérieur du pays. Avec une charge totale estimée à plus de 278 millions d’euros, répartie sur plus de cent cinquante mille demandes d’indemnisation, ces tempêtes trônent en tête du classement des catastrophes naturelles les plus coûteuses de ces cinq dernières années.

En cas de grosses tempêtes (ou inondations), le nombre de déclarations grimpe en flèche, mais aussi le nombre de visiteurs sur ABCassurance.be, le site Web dédié aux consommateurs qui propose des check-lists bien pratiques.

Le 9 novembre 2020